Amenagements touristiques

Bagnères de Bigorre : Le Casino ; Montaut, Henry de (dessinateur) ; Bargue, Ch. (lithographe) ; Becquet frères (lithographe, Paris) ; F. Sinnett (imprimeur, Paris) ; Esstampe (lithographie couleur). Planche extraite de l'album : Les Eaux des Pyrénées ; MIAL Vue Générale des Eaux-Bonnes (prise du Chemin d'Aas) ;  Pierre  Gorse (dessinateur) ; Becquet Frères (lithographe, Paris) ;  Estampe ;   MIAL
Cie des Chemins de fer d'Orléans et du Midi. Salies de Béarn : la santé par le sel ; Lorant-Heilbronn, Vincent (affichiste) ; Charbonnier, L. (lithographe) ; Lithographie Nouvelle (éditeur, Asnières) ; Estampe (lithographie couleur, 118 x 77 cm, entoilée 124 x 83 cm) ; MIAL Pau : casino municipal, Palais d'hiver, un feu d'artifice de fêtes ; Bernat, A. (illustratuer) ; Princepts (éditeur, Toulouse) ; Estampe (lithographie couleur, 97 x 68 cm, entoilée 103 x 69 cm) ; MIAL Les Hôtels Meillon ; Collection Granet Pau ; Carte postale ; MIAL
Eaux-Bonnes : Hôtel Richelieu ; Célestin Carrache (éditeur, Pau) ; Carte postale ; Archives départementales 64 Hautes-Pyrénées : Cauterets, Vue intérieure de l'Hôtel Continental ; Maurice Tesson (imprimeur, Limoges) ; Carte postale ; MIAL
Biarritz : Villa Eugénie ; ca. 1860 ; Photographie (cliché noir et blanc, 19,5 x 25,5 cm) ; MIAL (Fonds Photographies anciennes) Salies-de-Béarn (B.-P.) : Etablissement Thermal et Nouveau Parc ; Lib. F. Clèdes ; Carte postale ; Archives départementales 64

 

Alors que Bordeu préconisait le divertissement en parallèle de la cure, les villes thermales tendent à se moderniser et à améliorer leurs infrastructures : l'hôtellerie se modifie entre les années 1850 et 1914 et l’on assiste au passage du logeur à l'hôtelier et de l'auberge au palace. A partir de 1880, les hôtels gagnent en espace et les palaces font leur apparition à partir de 1910. Les stations entament une campagne publicitaire pour mettre en avant les avancées immobilières, la proximité des sources, des parcs et des casinos. Si les villes ne pouvaient se vanter de distractions, elles mettaient l'accent sur le calme propice du séjour et le délassement des promenades.
A cette époque, on trouvait plusieurs aménagements et distractions possibles :
L’ouverture des casinos a fait débat au XIXe siècle. En effet, les jeux de hasard étaient alors interdits mais un décret autorisa leurs pratiques uniquement dans les villes d'eaux et seulement pendant la saison thermale. Les bénéfices qu’engendraient ces casinos pouvaient se transformer en des ressources substantielles pour la station. Dans la majorité des cas, les casinos étaient construits et gérés par les propriétaires ou les concessionnaires des eaux. Cependant les médecins déconseillaient vivement les visites aux casinos.
Des représentations théâtrales faisaient aussi l’objet de tournées dans les stations thermales et souvent dans des salles de théâtres fraîchement construites. Souvent étaient proposés des comédies, des opérettes, des opéras-comiques, des opéras.
La musique était aussi mise à l'honneur : les stations possédaient de petits orchestres qui jouaient en moyenne trois fois par jour dans des endroits bucoliques comme dans les parcs  entourant les sources ou bien dans des kiosques.
Des bals et des fêtes étaient également organisés par la préfecture et se plaçaient dans le sillage des bals de la bonne société à Paris. Les enfants avaient aussi leurs propres animations. Les stations suivaient les modes de toute la France et notamment celle de la Côte d'Azur avec les batailles de fleurs.

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