Hydronymie

Le gave de Pau et l'avenue de la Gare depuis le boulevard des Pyrénées. Vue plongeante sur l'usine Heïd (?), le gave et le pont métallique du chemin de fer sans tablier, au fond les coteaux et le haras de Gelos, depuis le partie occidentale du boulevard ; 189? ; Photographie noir et blanc (44 x 53,5 cm, collée sur carton 47 x 57 cm) ; Service communautaire d'archives Pau-Pyrénées Pau : Le Gave et la Chaîne des Pyrénées ; s. d. ; Edition Galeries Modernes ; Carte postale ; Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques (64) Les Basses-Pyrénées : Narp, près Sauveterre-de-Béarn - Le pont sur le Gave d'Oloron ; Carte postale ; MIAL
Oloron Ste. Marie (B.-P.) : Vue du pont Ste. Marie sur la [sic] Gave d'Aspe ; s. d. ; Carte postale ; MIAL
Oloron Ste Marie : Pont de Ste Marie - Gave d'Aspe ; Paul Lafond (dessinateur, lithographe) ; Lallement et Cie (éditeur) ; Estampe (eau-forte) ; Planche extraite de l'album : Oloron-Sainte-Marie : Béarn - Dessins et Eaux-fortes ; MIAL Bielle : Le gave d'Oloron et le Pène de Béon ; Levy et fils (éditeur, Paris) ; s. d. ; Carte postale ; Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques (64) Pau : Plan du cours de Ruisseau de Lousse depuis le Pont de Bizanos jusqu'au déversoir du Moulin Neuf de Pau, apartenant au C.en Duplaa, par Moisset ; 17?? ; Plan (37 x 56 cm) ; Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques (64)
Environs de Pau : Bizanos - Le Pont sur l'Ousse ; Royer et Cie (imprimeur, Nancy) ; s. d. ; Carte postale ; MIAL
Le Gave d'Ossau, vers Arudy ; Victor Galos (peintre) ; 2e moitié 19e siècle ; Peinture (aquarelle et gouache/papier 28,5 x 45 cm) ; Don d'Alphonse Labrit, Pau, 1968 ; Musée des Beaux-arts de Pau Eaux-Chaudes : Gave d'Ossau en aval de Gabas ; Célestin Carrache (éditeur, Pau) ; s. d. ; Carte postale ; Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques (64) Cours de la rivière de l'Adour depuis la mer jusqu'à Bayonne ; s. d. ; Carte ; MIAL
L'une des Sources de l'Adour au Tourmalet (Hautes Pyrénées) ; Jean Louis Tirpenne (dessinateur, lithographe) ; Benard (lithographe) ; Bichebois aîné (lithographe) ; 1833 ; Estampe (lithographie) ; MIAL ; MIAL

 

L'hydronymie est la discipline scientifique qui s'attache à étudier les noms des cours d'eau, des lacs ou des sources et dont l'objectif est de rechercher le sens, l'étymologie et les évolutions morphologiques.
Gave : l'hydronyme « gave » est utilisé comme un substantif et est très répandu dans les Pyrénées. Étymologiquement, son  origine viendrait du gascon « gabe ». L'encyclopédie de Diderot et d'Alembert en donne la définition suivante : « ce nom est commun à plusieurs rivières du Béarn, qui ont toutes leurs sources dans les Pyrénées, aux confins de l'Aragon : telles que le sont le Gave d'Aspe, le Gave d'Ossau, le Gave d'Oloron et le Gave de Pau. La rapidité de ces gaves est cause qu'ils ne portent point de bateaux ; mais ils sont très poissonneux. »
Neste : selon Michel Grosclaude, cet hydronyme ne serait pas béarnais mais bigourdan. Très répandu dans les Pyrénées, il serait antérieur à gave et pourrait être le nom primitif du gave de Pau. L'encyclopédie de Diderot et d'Alembert en apporte cette définition : « petite riviere de France ; elle prend sa source vers le haut Cominge, coule dans la vallée d'Auge, & se jette enfin dans la Garonne à Montréal. »
Ousse : l'hydronyme « Ousse » est très répandu car un certain nombre de cours d'eau dans le Béarn se nomment ainsi : l'Ousse, affluent du gave de Pau, l'Ousse des bois, affluent du gave de Pau à hauteur de Denguin. S'ajoutent également des villages qui tirent leurs noms du cours d'eau qui les arrose comme Ousse, commune du canton de Pau-Est, ou bien encore Aussevielle, mais aussi des vallées dont la racine du nom renvoie à cet hydronyme (Vallée d'Ossau). Selon Michel Grosclaude, « l'hydronyme Ousse provient sans doute d'une forme Ourse antérieure, par assimilation de rs à ss. »
Adour : l'hydronyme « Adour » vient du gascon qui en terme ancien avait pour sens « source » ou  « cours d'eau ». Il apparaît dès le premier siècle sous la forme de « Aturus » puis évolue morphologiquement pour prendre sa racine gasconne au XIIe siècle. Jean Froissart, dans ses Chroniques, le qualifiait ainsi : « la belle rivière de Lisse qui court tout au milieu de Tarbes ». L'Adour, fleuve pyrénéen d'une longueur de plus de 300 kilomètres, prend sa source au pic du Midi de Bigorre et se jette dans l'océan Atlantique. Cet hydronyme s'applique à plusieurs cours d'eau comme l'Adour du Tourmalet, l'Adour d'Arize, l'Adour du Garet, l'Adour de Gripp, l'Adour de Payolle.  Diderot et d'Alembert en donnaient cette définition : « riviere de France qui prend sa source aux montagnes de Bigorre, & se jette dans la mer par le Boucaut neuf. Il y a en Gascogne deux autres petites rivieres de même nom nom qui se jettent dans la premiere. »