Sauveterre-de-Bearn : le pont de la legende

Chemins de fer du midi. Sauveterre de Béarn : le gave d'Oloron ; H. G. (auteur) ; Lucien Serre et Cie (imprimeur, Paris) , vers 1920 ; Estampe (affiche, lithographie couleur, 99 x 62 cm, entoilée 105 x 68 cm) ; MIAL Sauveterre-de-Béarn : Vue du Pont fortifié ; Photographie en couleurs ; Collection privée (Cécile Dufau). Sauveterre-de-Béarn  : Vue pittoresque du Vieux Pont ; G. Pondarré et fils (éditeur, Orthez), Pierre Tauzin, succ. ; Carte postale ; Collection privée.
Les Pyrénées Illustrées : Sauveterre-de-Béarn. - Vue panoramique sur le Gave, prise du Café de la Terrasse ; Royer & Cie (imprimeur, Paris) ; Carte postale ; Collection privée (Cécile Dufau).
Sauveterre (Basses-Pyrénées) : Le vieux Pont, vue prise de l'Ile ; Neurdein (Paris) ; Carte postale ;  Collection privée. Sauveterre-de-Béarn  : Le Vieux Pont ; G. Pondarré et fils (éditeur, Orthez), Pierre Tauzin, succ. ; Carte postale ; Collection privée.
Sauveterre-de-Béarn : Vue du Pont fortifié ; Photographie en couleurs ; Collection privée (Cécile Dufau).

 

Remontant au Moyen Age, ce pont fortifié était un rempart défensif pour le vicomté de Béarn. Construit à l'origine en bois, il fut fortifié en pierre et accompagné d'un pont-levis. De nos jours, il est appelé le pont de la Légende.
Cette appellation est due à une légende qui remonte au XIIe siècle. En effet, c'est à cette période que se produisit le miracle de Sancie, souveraine du Béarn, qui subit dans le Gave d'Oloron « le Jugement de Dieu par l'eau ». En 1170, Sancie, vicomtesse du Béarn, séjourne dans le château de Sauveterre de Béarn. Son époux, Gaston V, est envoyé en Espagne lors d'une croisade pour lutter contre les Maures. La vicomtesse attend un heureux événement et toute la vallée s'en réjouit. Elle met au monde l'enfant, bien que difforme. Ce dernier ne survivra pas et s'éteint au moment même où l'on apprend le décès de Gaston V en Espagne. La mort du nouveau-né suscite une vive émotion parmi les habitants du vicomté. Néanmoins, les suspicions vont bon train. En effet, des rumeurs accusent Sancie de pratiquer la sorcellerie. On demande au Roi de Navarre de se déplacer. Celui-ci, devant les accusations, décide de soumettre Sancie, sa propre sœur, au « Jugement de Dieu ». Elle est jetée du haut du pont dans les eaux glacées du gave. Avalée par les flots, elle échoue sur une plage, inconsciente mais bien vivante. La nouvelle se propage et tout le monde clame que si elle est vivante, c'est qu'elle est innocente. Reconduite devant l'évêque, il lui accorde la bénédiction. Jusqu'à la fin de son règne, Sancie sera aimée et vénérée par tous les habitants.